Plugin landing page WordPress : faut-il en installer un, et lequel ?
Éditeur de blocs ou extension dédiée : ce qu'il faut vraiment pour une landing page WordPress, et un comparatif sans classement des outils les plus cités.
- Pour qui : dirigeants de TPE et indépendants qui gèrent leur site WordPress
- Niveau Niveau intermédiaire
- Lecture : 6 min

Pour une landing page simple, vous n’avez pas toujours besoin d’un plugin : l’éditeur de blocs de WordPress suffit pour une page avec un titre, des arguments, un bouton et un témoignage. Un plugin landing page WordPress devient utile quand il vous faut des modèles prêts à l’emploi, un formulaire relié à votre outil d’e-mailing, un compte à rebours ou des tests A/B. Pour rester dans l’éditeur natif, regardez Kadence Blocks ou Getwid ; pour un constructeur visuel, Elementor, Beaver Builder, SeedProd ou Breakdance ; pour des tunnels de vente, OptimizePress ou Thrive Architect.
Landing page ou page d’accueil : ne confondez pas
Une landing page (page de destination, ou page d’atterrissage) est une page autonome construite pour une seule action : s’inscrire à un webinaire, télécharger un guide, demander un devis. Elle n’a souvent ni menu ni liens de sortie, pour ne pas disperser le visiteur. On y arrive depuis une publicité, un e-mail ou une publication sur un réseau social.
La page d’accueil est la porte d’entrée de tout le site. Elle présente l’entreprise, oriente vers les rubriques et garde le menu. Dans WordPress, on la choisit dans Réglages, puis Lecture. Les deux pages ne se construisent pas de la même façon : une extension pensée pour la conversion n’est pas forcément le bon outil pour refaire votre page d’accueil, et inversement.
Certains outils font les deux, et plus : SeedProd, par exemple, gère aussi les pages « bientôt disponible », de maintenance et d’erreur 404.
Faut-il un plugin ? Essayez d’abord l’éditeur de blocs
L’éditeur de blocs (appelé aussi Gutenberg) est l’éditeur intégré à WordPress. Il propose des colonnes, des boutons, des images, des citations et des compositions toutes faites. Avec un thème à blocs, l’éditeur de site permet aussi de créer un modèle de page sans en-tête ni menu, ce qu’on attend d’une landing page.
Ce qui manque en standard :
- Un formulaire : WordPress n’a pas de bloc formulaire natif. Il faut une extension de formulaire, ou un formulaire fourni par votre outil d’e-mailing.
- Les tests A/B : comparer deux versions d’une page pour garder celle qui convertit le mieux.
- Les éléments de campagne : compte à rebours, fenêtre surgissante (popup), tableau de prix.
- Une bibliothèque de modèles de landing pages prêts à adapter.
Le test est simple. Si votre page doit présenter une offre et renvoyer vers un formulaire existant, commencez par l’éditeur de blocs et une extension de formulaire. Si vous lancez des campagnes régulières et voulez mesurer chaque variante, un plugin dédié fera gagner du temps.
Plugin landing page WordPress : le comparatif
Les comparatifs en tête de Google sont presque tous publiés par des éditeurs de plugins, qui se classent premiers. Le tableau ci-dessous reprend les outils qu’ils citent, sans classement, avec les limites qu’ils reconnaissent eux-mêmes ou que leurs concurrents relèvent. Les prix ne sont pas indiqués : ils sont en dollars, facturés par an et par site, et changent d’une source à l’autre.
| Outil | Type | Version gratuite | Points forts | Limites |
|---|---|---|---|---|
| Kadence Blocks | Blocs pour l’éditeur natif | Oui, version Pro payante | Léger, modèles inclus, reprend les couleurs et polices du thème | Pas de test A/B ni de tunnel ; popups via une extension séparée |
| Getwid | Blocs pour l’éditeur natif | Oui, gratuit | Léger, modèles de landing pages | Bibliothèque de blocs, pas un constructeur complet ; pas de test A/B |
| Elementor | Constructeur visuel | Oui, limitée | Très nombreux modèles, grande communauté, nombreux modules tiers | Pages plus lourdes selon les tests publiés par deux éditeurs concurrents |
| Beaver Builder | Constructeur visuel | Oui, version Lite | Simple, stable, indépendant du thème | Formulaires basiques, pas de popup, moins de modèles |
| SeedProd | Constructeur de landing pages et de thèmes | Oui | Modèles orientés conversion, pages de maintenance et « bientôt disponible » | Compte à rebours et fonctions avancées réservés à la version payante |
| Breakdance | Constructeur visuel | Oui | Formulaires et popups intégrés sans extension supplémentaire | Moins de modèles, écosystème d’extensions encore jeune |
| Thrive Architect | Constructeur orienté marketing | Non | Nombreux modèles, tests A/B avec la suite Thrive | Beaucoup d’options, prise en main moins fluide |
| Divi Builder | Constructeur lié au thème Divi | Non | Contrôle fin du design, tests de variantes | Courbe d’apprentissage, vous attache à l’écosystème Divi |
| OptimizePress | Tunnels de vente | Non | Modèles par étape du tunnel, paiement intégré, espaces membres | Trop lourd pour une page isolée, design contraint par ses modèles |
Oxygen vise les développeurs : il donne la main sur le code, mais part d’une page presque sans style. WPForms, une extension de formulaires, peut aussi transformer un formulaire en page autonome avec une option payante : utile si votre landing page se résume à un formulaire d’inscription.
Comment choisir sans se tromper
Partir du besoin réel
Une page d’inscription à une lettre d’information n’a pas les mêmes besoins qu’un tunnel de vente en trois étapes. Notez ce que la page doit faire : collecter une adresse, vendre, prendre un rendez-vous. Si la collecte d’adresses alimente votre stratégie d’email marketing, vérifiez d’abord que l’outil se connecte à votre service d’envoi (Mailchimp, Brevo ou autre) sans extension de plus.
Mesurer le poids de la page
Une landing page lente perd des visiteurs, surtout sur mobile. Google évalue la vitesse avec trois indicateurs, les Core Web Vitals : le temps d’affichage du plus gros élément (LCP, sous 2,5 secondes), la réactivité aux clics (INP, sous 200 millisecondes) et la stabilité de la mise en page (CLS, sous 0,1). Les tests de vitesse publiés par SeedProd et Oxygen classent leurs propres outils devant : faites votre mesure. Construisez la même page avec deux outils sur un site de test et passez-les dans PageSpeed Insights, l’outil gratuit de Google.
Penser à la sortie
Un constructeur de pages range la mise en page dans son propre format. Si vous le désactivez, la page peut perdre sa mise en forme. D’après le comparatif de SeedProd, avec Beaver Builder le contenu revient dans l’éditeur standard ; vérifiez ce point pour tout autre outil, sur un site de test, avant de construire vingt pages avec.
Lire la licence
Les versions payantes sont le plus souvent des licences annuelles par site, avec mises à jour et assistance tant que vous payez. Les tarifs publiés diffèrent selon la date et la source, au point qu’une même licence affiche des prix différents d’un comparatif à l’autre : vérifiez toujours sur la page de l’éditeur. Consultez la page de prix officielle et regardez le prix pour le nombre de sites dont vous avez besoin.
Créer une landing page WordPress en cinq étapes
- Fixer un seul objectif et une seule action : un bouton, un formulaire.
- Écrire le texte avant le design : un titre qui reprend la promesse, trois bénéfices, une preuve (témoignage, chiffre vérifiable), l’appel à l’action.
- Construire la page dans l’éditeur de blocs ou avec le plugin choisi, à partir d’un modèle sans menu.
- Relier le formulaire à votre outil d’e-mailing et tester l’inscription de bout en bout.
- Vérifier sur téléphone la lisibilité, la vitesse et le bouton, puis mesurer les inscriptions par source de trafic.
Les choix de présentation qui font cliquer, comme un bouton visible sans faire défiler ou un formulaire court, relèvent des tendances UX/UI qui améliorent les conversions, plus que du plugin lui-même.
Et sans WordPress ?
Des services hébergés comme Leadpages, Unbounce ou Instapage créent des landing pages hors de votre site, avec des tests A/B intégrés. Ils évitent toute installation, mais ajoutent un abonnement mensuel et une page qui ne vit pas sur votre site. Un WordPress installé chez vous a un avantage : le même site peut porter vos landing pages et servir à créer un blog d’entreprise, sans second abonnement.
La réserve
Chaque extension ajoutée à WordPress est un code de plus à mettre à jour et une source possible de conflit ou de faille, comme tout logiciel du parc informatique d’une petite entreprise. Un constructeur de pages installé pour une seule landing page alourdit parfois tout le site. Le plugin ne fait pas non plus la conversion : une offre floue reste floue sur une belle page. Enfin, plusieurs outils n’existent qu’en anglais, comme OptimizePress et Thrive Architect selon HubSpot : vérifiez la langue de l’interface et de l’assistance avant d’acheter.
Questions fréquentes
Peut-on créer une landing page WordPress sans plugin ?
Oui, avec l’éditeur de blocs intégré à WordPress, surtout si votre thème permet un modèle de page sans menu. Vous aurez les titres, colonnes, images et boutons, mais pas de formulaire natif ni de test A/B. Une extension de formulaire ou le formulaire de votre outil d’e-mailing comble le premier manque.
Existe-t-il un plugin landing page WordPress gratuit ?
Oui : Kadence Blocks et Getwid sont gratuits et travaillent dans l’éditeur natif, et Elementor, Beaver Builder, SeedProd et Breakdance ont une version gratuite. Ces versions limitent les modèles ou les fonctions de conversion, comme le compte à rebours. Testez la version gratuite avant d’acheter une licence.
Quelle différence entre une landing page et une page d'accueil ?
La page d’accueil présente tout le site et garde le menu de navigation. La landing page est une page autonome construite pour une seule action, souvent sans menu, sur laquelle on arrive depuis une publicité, un e-mail ou un réseau social. Un site a une seule page d’accueil, mais peut avoir une landing page par campagne.
Un constructeur de pages ralentit-il un site WordPress ?
Il peut alourdir les pages, car il charge ses propres styles et scripts. L’écart dépend de l’outil et de la page : mesurez vous-même avec PageSpeed Insights sur une page de test plutôt que de vous fier aux tests publiés par les éditeurs. Les extensions qui travaillent dans l’éditeur de blocs sont en général plus légères.